7ème génération, EMA et le projet Casablanca 2015

Le 22 mars 2015

Pourquoi le projet Casablanca 2015 ?

Notre rencontre avec l’association Enfance Maghreb Avenir (EMA), et en particulier sa fondatrice, Najate Limet a permis de faire apparaître des convergences entre les capacités et la volonté de 7ème génération et les besoins de terrains constatés par EMA sur le manque de formation à l’encadrement d’enfants des institutrices des bidonvilles de Casablanca.

Enfance Maghreb Avenir est une association fondée en 2006 en France et en 2007 au Maroc. Elle œuvre au renforcement de l’école dans son rôle d’insertion sociale et travaille avec les établissements publics marocains. Ses actions sont principalement de deux ordres : la construction, la rénovation et l’amélioration d’établissements scolaires et d’équipements éducatifs, d’une part, et le renforcement des écoles en s’appuyant sur l’environnement éducatif (périscolaire, parents, enseignants etc.), de l’autre.

 

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 La préparation du projet

La première rencontre entre le conseil d’administration de 7ème génération et la présidente d’EMA a eu lieu en mai 2014. Notre équipe avait préparé une proposition d’action :, une semaine de formation à l’animation socio-culturelle pour des institutrices et animateurs travaillant dans les bidonvilles de Casablanca (dont certains dans des écoles gérées par EMA). Ce projet a été accepté par les deux parties à l’occasion de cette réunion, 7ème génération prenant en charge organisation et financement.

D’un point de vue pédagogique, notre équipe a proposé une base de travail, mais la majorité du travail préparatoire a été accomplie par l’équipe de formation, en amont du projet

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 Présentation des formateurs/bénéficiaires

Le projet a été une réussite grâce au professionnalisme des trois formateurs, ainsi qu’à la motivation et à l’enthousiasme des 32 stagiaires.

Pour mettre en place et dispenser la formation, 7ème génération a pris le parti de travailler avec trois formateurs. Chaque formateur a ainsi pu apporter sa contribution et sa touche personnelles, leurs parcours et particularités étant complémentaires.

Jean-Yves Petrault a été formateur BAFA à l’Union française des centres de vacances et de loisirs (UFCV) pendant 26 ans et a donc une grande expérience dans la formation à l’animation. Il est également photographe professionnel et a eu la gentillesse de prendre de magnifiques photos tout au long de la formation, pour 7ème génération.

Maëva Maouchi est également formatrice BAFA depuis 2012. Elle a travaillé à de nombreuses reprises avec les enfants et est particulièrement intéressée par les thématiques de développement solidaire international, sur lesquelles elle est engagée personnellement et professionnellement.

Charif Belmostafa a un diplôme d’animation et de formation délivré par l’Etat marocain. Il a beaucoup travaillé dans le domaine de l’animation.

Le groupe des stagiaires était constitué de trente femmes et de deux hommes. Les stagiaires étaient tous des instituteurs travaillant à l’année avec des enfants en bas âge dans la province de Nouaceur, à Casablanca. Le profil des stagiaires était très varié, tant au niveau de l’âge que de l’expérience. La plus jeune stagiaire avait 19 ans et la plus âgée.

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Evaluation

A la fin de la semaine de formation, nous avons fait parvenir à l’ensemble des stagiaires un questionnaire pour évaluer la formation. Ce questionnaire nous a permis d’avoir des retours sur l’ensemble de la formation, ainsi que d’obtenir des informations précieuses sur le ressenti des stagiaires et leurs souhaits pour l’avenir.

Globalement, les retours sont très positifs et les stagiaires affirment avoir acquis une pédagogie qui leur sera utile dans leur travail quotidien avec les enfants. Elles regrettent seulement que la formation ne soit pas plus longue (ou répétée dans le temps) pour qu’elles puissent s’améliorer au maximum. Certaines ont également été demandeuses d’un suivi dans l’apprentissage, à travers un site web ou des CD pour étudier depuis chez elles. Pour le moment, elles ont la possibilité de travailler à partir des documents écrits qui leur ont été fournis à la fin de la formation.

Les formateurs, quant à eux, sont également satisfaits de la formation, en plus particulier de l’échange qu’ils ont pu avoir avec les stagiaires. Selon eux, les points positifs principaux de la formation ont été la présence continue des stagiaires, les locaux, la dynamique entre les animateurs. Le principal point négatif a été la durée du stage, trop court pour dispenser tous les apprentissages souhaités.